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L'OM des affaires...

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L'OM des affaires...

Message par Invité le Sam 11 Mar - 17:09

Rappel du premier message :

Si l'OM m'était comptée
Par Brice TOLLEMER, de Football.fr
le 11/03/2006

Robert Louis-Dreyfus risque 5 ans de prison dans le procès des comptes de l'OM. Lundi s'ouvre à Marseille le procès des comptes de l'OM. Aux côtés de Robert Louis-Dreyfus, actionnaire majoritaire du club, et Rolland Courbis, ancien entraîneur du club, douze autres prévenus devraient se trouver dans le box des accusés, dont Jean-Michel Roussier et Yves Marchand, anciens dirigeants du club phocéen. 6 ans d'instruction ont permis ce procès, qui doit faire la lumière sur le détournement de 22 millions d'euros, portant sur une quinzaine de transferts de joueurs de 1997 à 1999...

L'affaire Dreyfus ?

Le 13 décembre 1996, le milliardaire suisse Robert Louis-Dreyfus devient président de l'OM. Un peu moins de dix ans plus tard, RLD est mis en examen pour abus de biens sociaux, il risque cinq ans de prison et 375 000 euros d'amende. Après avoir dépensé 192 millions d'euros pour un club qui ne lui a rapporté qu'une coupe de l'Intertoto, le voici en première ligne d'un procès en correctionnelle. Décidément, l'OM est un fiasco pour l'homme d'affaires. Non seulement il lui coûte énormément d'investissements, mais en plus il le met juridiquement en danger. La case justice semble être un passage obligé pour tous les dirigeants du club marseillais.

Un système mafieux

L'instruction, qui a duré six années, porte sur les années 1997-1999. Au cours de cette période, une somme totale de 22 millions d'euros aurait été détournée sur l'argent d'une quinzaine de transferts de joueurs, comme ceux de Laurent Blanc, Fabrizio Ravanelli ou bien encore de Claude Makelele. En fait, le système était simple : on gonflait volontairement le prix des joueurs, afin de dégager d'importantes commissions qui atterrissaient dans la poche de différents intermédiaires (agents, dirigeants, entraîneurs). Ces manœuvres trompaient à la fois le fisc, la Fifa et la sécurité sociale. Par exemple, un joueur qui valait 10 millions d'euros voyait son prix monter à 15 millions, ce qui permettait de dégager 5 millions d'euros que se partageaient les différents intermédiaires.

Courbis repetita

Au cœur de ces montages financiers ressurgit le nom de l'ancien technicien du club. Déjà mis en cause dans les comptes de Toulon, Rolland Courbis se voit reprocher des rémunérations cachées dans le cadre des transferts de sept joueurs de l'OM. A la tête de l'équipe de 1997 à 1999, il encourt cinq ans de prison pour « complicité d'abus de biens sociaux, faux et recel d'abus de biens sociaux".

Ce procès devrait durer une quinzaine de jours, et révéler les fonctionnements douteux qui entourent le système de transferts dans le monde du football. Car si Marseille est encore sous les feux de l'actualité judiciaire, il ne faudrait pas croire que c'est l'exception qui confirme la règle. L'existence de commissions occultes et le statut particulier de certains agents de joueurs ne sont pas localisées seulement dans le sud de la France.
Quant à Robert Louis-Dreyfus, s'il ne semble pas être l'origine de ce type de malfaçons, il devra répondre de sa responsabilité en tant qu'actionnaire majoritaire du club et en tant que président durant la période incriminée. Notamment quand à ses liens avec certaines personnes en première ligne dans ces détournements de fonds.


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nasri13
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Re: L'OM des affaires...

Message par nasri13 le Lun 13 Mar - 20:51

Il risque quoi dans le pire des cas RLD ??

Répondez sérieusement svp :blink:

KeKe
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Re: L'OM des affaires...

Message par KeKe le Lun 13 Mar - 20:55

Nasri13 a écrit:Il risque quoi dans le pire des cas RLD ??

Répondez sérieusement svp :blink:


en 1997 tapie a eu du ferme , mais dans ce genre d'affaire il aura surement du sursis :devil: :devil:

nasri13
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Re: L'OM des affaires...

Message par nasri13 le Lun 13 Mar - 20:58

Don kekeman a écrit:
Nasri13 a écrit:Il risque quoi dans le pire des cas RLD ??

Répondez sérieusement svp :blink:


en 1997 tapie a eu du ferme , mais dans ce genre d'affaire il aura surement du sursis :devil: :devil:


:bye2: :bye2: :bye2: :bye2: :bye2:

Bon bah on va encore se le tapper pendant 10 ans :ninja: :omg:


_______________________________________________
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Re: L'OM des affaires...

Message par jeanlou38 le Lun 13 Mar - 22:13

Nasri13 a écrit:
Don kekeman a écrit:
Nasri13 a écrit:Il risque quoi dans le pire des cas RLD ??

Répondez sérieusement svp :blink:


en 1997 tapie a eu du ferme , mais dans ce genre d'affaire il aura surement du sursis :devil: :devil:


:bye2: :bye2: :bye2: :bye2: :bye2:

Bon bah on va encore se le tapper pendant 10 ans :ninja: :omg:

d apres certains medias il ne rique que du sursis :confused:

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Re: L'OM des affaires...

Message par Invité le Mar 14 Mar - 9:10

Louis-Dreyfus nie son implication au procès des comptes de l'OM

«Je discutais l'enveloppe du transfert, après je n'intervenais que très rarement. Je ne participais pas aux négociations», s'est défendu le principal actionnaire du clu au premier jour d'audience.

Par Jean-François ROSNOBLET

lundi 13 mars 2006 (Reuters - 18:36)



ARSEILLE - L'actionnaire majoritaire de l'Olympique de Marseille, Robert Louis-Dreyfus, a nié au premier jour du procès des comptes du club phocéen avoir été au courant des prétendues malversations financières entourant une quinzaine de transferts de joueurs dans les années 1990.

"Je discutais l'enveloppe du transfert, après je n'intervenais que très rarement. Je ne participais pas aux négociations", a affirmé le grand argentier de l'OM devant le tribunal correctionnel de Marseille.

Selon le témoignage de l'ancien président délégué Jean-Michel Roussier, Robert Louis-Dreyfus était toutefois "systématiquement" associé à toutes les discussions sur les transferts, qu'il a très largement contribué à financer.

Entre le 31 avril 1997 et le 3 janvier 2002, près de 135 millions d'euros ont ainsi directement transité du compte courant de Louis-Dreyfus de la BNP-Paribas de Zurich vers les caisses de l'OM.

Louis-Dreyfus, qui dit s'être "investi dans la pérennité du club", a toujours nié avoir connaissance de malversations dans la quinzaine de transferts douteux réalisés entre 1997 et 1999.

Parmi ces transferts figurent ceux de Laurent Blanc, Christophe Dugarry et Claude Makelele, qui seront au centre des débats durant les trois semaines du procès.

Le reste de la journée a été largement consacré à cerner le contexte au sein du club à la fin des années 1990, date de son rachat par Louis-Dreyfus.

"LÉGÈRETÉS DE GESTION"

Le principal actionnaire de l'OM a longuement expliqué les raisons de son implication dans le club phocéen.

"A l'époque, j'étais président du directoire d'Adidas. Nike avait annoncé sa volonté de devenir le n°1 du foot mondial et c'était notre seul leadership", a-t-il dit.

Pour contrer les manoeuvres de son concurrent, qui a présenté une candidature au rachat du club par l'intermédiaire d'IMG Mc Cormack, "RLD" a donc repris pour 20 millions de francs (3,050 millions d'euros) les 200.000 actions du club placé en liquidation judiciaire en juillet 1995.

"Dix ans après, je suis toujours là. On a toujours payé rubis sur ongle et c'est l'un des seuls clubs français qui n'a aucune dette", a-t-il précisé.

Le président Vincent Turbeaux a pour sa part préféré évoquer les "légèretés d'une gestion" qui a conduit les 14 prévenus, dont l'ancien entraîneur Rolland Courbis, sur le banc du tribunal correctionnel.

"Cette année, Chelsea a perdu plus de 200 millions d'euros sur les achats et les transferts. Ce que je regrette, c'est d'avoir fait les mauvais choix", a encore déclaré Louis-Dreyfus.

"Le vrai problème est de ne pas avoir eu la régularité sportive espérée. Marseille est aussi un club assez difficile à gérer, un club où l'on subit une certaine pression des supporters", a-t-il doucement ajouté.

Louis-Dreyfus avait décidé en matinée de comparaître en dépit d'un défaut de citation correcte.

L'ancien international français devenu agent de joueurs Jean-François Larios a pour sa part préféré ne pas comparaître.


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Re: L'OM des affaires...

Message par shura le Mar 14 Mar - 13:54

Procès de l'OM: polémique sur la conférence de presse du procureur
Mis en ligne le 14/03/2006 à 10:15
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MARSEILLE (AFP)

Une polémique a surgi mardi à l'ouverture du deuxième jour du procès des transferts suspects de l'OM au lendemain d'une conférence de presse du procureur de la République Jacques Beaume indiquant que le "rôle social" du club serait pris en compte dans les réquisitions.
"RLD n'est pas une vedette de la chanson, il vient pour se faire juger, il ne demande pas de mansuétude particulière", a déclaré en tout début d'audience Jean Veil, l'un des avocats de l'actionnaire principal du club.
"Je vous demande de faire comme moi, d'avoir une relative confiance dans la justice de votre pays et qu'elle s'applique dans le respect des principes constitutionnels", lui a répondu le président de la 6e chambre du tribunal correctionnel Vincent Turbeaux.
"J'espère que vous n'insinuez pas que la justice ne soit pas rendue dans le respect des principes constitutionnels", a ajouté le magistrat.
Le procureur de la République Jacques Beaume a expliqué lundi soir lors d'une conférence de presse qu'"à Marseille, l'OM a un statut particulier". "Sur le plan de la symbolique, de la politique marseillaise, de l'ordre public, de l'équilibre social, de l'ensemble de ce qui fait la vie marseillaise (...) Oui, le rôle de l'OM à Marseille sera présent dans les réquisitions", a-t-il poursuivi.
"De plus en plus, les défenses sont médiatiques. Il est légitime - et le code de procédure pénal le permet - que le procureur puisse s'exprimer en dehors d'une salle d'audience et ait accès aux médias. Cela me semble opportun", a ajouté Marc Cimamonti qui assure le ministère public dans le procès des transferts.
"Il y a aussi le principe d'indépendance du ministère public. Ce dossier il nous appartient de le voir tous ensemble. Tout fait s'inscrit dans un contexte, j'entends que les débats soient complets", a-t-il fait valoir.
Me Paul Lombard, l'un des avocats de l'Olympique de Marseille, partie civile, a déploré que "les échos de la conférence de presse ne (soient) pas arrivés jusqu'à la partie civile". "Il serait intéressant de savoir ce qu'a dit le procureur de la République, je reste sur ma faim", a-t-il dit.
"Je vous rassure, a répliqué le président Turbeaux, le tribunal n'était pas invité non plus".
Quatorze prévenus sont jugés dans ce procès sur les pratiques suspectes du club en matière de transferts au cours desquels près de 28 millions d'euros auraient transité frauduleusement de 1997 à 1999 au bénéfice présumé de joueurs, d'intermédiaires et de l'ex-entraîneur Rolland Courbis.

www.lalibre.be

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Re: L'OM des affaires...

Message par Invité le Mar 14 Mar - 14:56

Robert Louis-Dreyfus mis en examen
UN MILLIARDAIRE MALHEUREUX EN SPORT

Après avoir dépensé sans compter pour renforcer «son» OM, Robert Louis-Dreyfus doit aujourd'hui répondre devant la justice d'abus de biens sociaux. (Photo PQR La Provence)
La main heureuse en affaires, le milliardaire Robert Louis-Dreyfus, actionnaire principal de l'Olympique de Marseille, accumule la poisse en sport, sa grande passion.


Mis en examen pour abus de biens sociaux, « RLD » encourt en théorie jusqu'à cinq ans d'emprisonnement et 375 000 € d'amende, une peine qui, en l'espèce, pourrait être réduite à de la prison avec sursis assortie d'amende.
Jusqu'en 1996, la chronique sportive n'avait que peu de raisons de s'intéresser à cet homme de 59 ans, père de trois fils, abonné aux éloges des gazettes économiques.
Héritier d'une dynastie de courtiers en céréales et d'armateurs, né dans les beaux quartiers de Paris et résidant en Suisse à Davos, Robert Louis-Dreyfus s'est d'abord fait un nom hors du giron familial qu'il a quitté après avoir travaillé brièvement dans les campagnes américaines puis au Brésil. Il est titulaire d'un MBA à Harvard décroché sans son bac, aime-t-il rappeler.
Il transforme en jackpot, de 1981 à 1989, une société d'études de marché dans le secteur médical aux Etats-Unis (IMS), avant de relancer l'agence de pub londonienne Saatchi et Saatchi (PDG de 89 à 93) et d'orchestrer jusqu'en 2001, délocalisations à l'appui, le redressement d'Adidas dont il fut le patron jusqu'en 2001.


Passion du sport


Ce n'est qu'en 2000 qu'il revient dans le groupe familial (21,5 milliards € de chiffre d'affaires), en quête de dirigeants du sérail, pour diriger LD Com (aujourd'hui Neuf Télécom), avant de prendre la présidence du groupe en février.
Il a aussi fondé, à titre personnel, la société de droits sportifs Infront née de la chute de l'empire Kirch.
Jamais, pendant ce temps, la passion du sport ne le quitte. « Il adore tous les sports. Je crois que lui-même aurait voulu être un grand sportif. Et personne ne peut le suivre au ski ! », dit l'ex-champion de boxe Louis Acariès, un de ses proches.
En 1996, il se laisse convaincre par le maire de Marseille Jean-Claude Gaudin, président ès qualité de l'OM pendant une courte période. Par attrait pour cette ville, par envie de se piquer au jeu du foot, mais aussi par stratégie commerciale, pour offrir à Adidas une vitrine de luxe comme l'OM et faire la nique à Nike. C'est l'époque où il lance : « Je sais que je ne gagnerai jamais de l'argent avec l'OM ». De là à se voir délester sur ses propres deniers d'environ 200 millions d'euros en sept ans...


Dispendieux


Car le président (jusqu'en 2002) investit dispendieusement, parfois abusé par des agents et dirigeants délégataires, entretenus dans « le fantasme du chéquier », dit son successeur à la présidence de l'OM Christophe Bouchet. D'où sa ligne de défense : « Je ne pensais pas que l'on pouvait être accusé d'avoir commis un délit en utilisant son argent personnel et uniquement son argent personnel, pour renflouer un club de sport. Alors oui, me retrouver devant un tribunal, je trouve ça profondément injuste », a-t-il expliqué à L'Equipe début janvier, dans l'une de ses rares interviews, affirmant qu'il ne quitterait pas le club, même en cas de condamnation.
D'autant que sous sa direction, l'OM demeure orphelin de titre malgré deux finales de la Coupe de l'UEFA. « C'est le seul mec, dans ce p... de club, qui a donné sans rien prendre. J'aimerais vraiment gagner quelque chose pour lui. Je serais prêt à donner mes dernières gouttes de sang pour lui », promettait l'entraîneur de la saison 2004-2005 José Anigo, devenu directeur sportif.

dna.fr

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Re: L'OM des affaires...

Message par Invité le Mar 14 Mar - 19:17

Foot. Le président de l'OM mis en difficulté hier lors de la première journée du procès sur les transferts suspects.

Robert Louis-Dreyfus dit n'avoir rien fait, sauf des chèques

par Michel HENRY
QUOTIDIEN : mardi 14 mars 2006

Marseille de notre correspondant



On a compris pourquoi Robert Louis-Dreyfus (RLD) a acheté l'OM en 1996 : alors à la tête d'Adidas, il avait peur que Nike, via IMG McCormack, en prenne le contrôle. RLD l'a expliqué hier au tribunal correctionnel de Marseille, qui juge quatorze prévenus, dont lui, pour quinze transferts présumés suspects, entre 1997 et 1999. Or Nike avait déjà le PSG. «Je ne voulais pas laisser Nike acheter l'OM», explique RLD. Et, dix ans plus tard, il se vante : «Le club n'a aucune dette.» Il oublie la sienne. Fin 2003, RLD y avait investi 144 millions d'euros. Un gouffre. Mais bon, à part faire des chèques, RLD ne sait rien. Il discute l'enveloppe pour les achats de joueurs, mais ne les négocie pas : qu'on ne vienne pas l'embêter avec ces abus de biens sociaux...

Maillon faible. Hélas, Jean-Michel Roussier, ex-président délégué et également poursuivi, le contredit : «Evidemment, il y avait des discussions sur les montants de commission des agents [avec RLD]. Systématiquement.» Pour RLD, Roussier est le maillon faible. Il a quitté l'OM fâché. On y virait beaucoup pour «absence de résultats». Pas difficile, vu les exploits du club. Son successeur comme président délégué, Yves Marchand, confirme : il communiquait les infos à RLD. Premier point pour l'accusation. Et dommage pour RLD, arrivé combatif, chemise ouverte, cheveux en bataille.

Le milliardaire se voit plus beau qu'il n'est ; trop sûr de lui, hautain. Face à lui, le président du tribunal s'appelle Turbeaux et cite parfois Rimbaud. Le magistrat trouve qu'il y a «une grosse ambiguïté» à l'OM : «On a l'impression que la boîte est gérée par les frères Angeloglou», Denys (également poursuivi), et Jean-René, hommes de confiance de RLD. Or Jean-René est expert-comptable de l'OM. Mélange de genres : il signe des chèques et vise aussi les comptes. RLD tente de corriger le président, mais se trompe. Il n'a qu'une parade : charger ses employés. Pas très élégant, mais bon...

«Neuf contre onze». Rolland Courbis paraît plus sympathique : il a quatre avocats, on se demande pourquoi, il se débrouille bien tout seul. Mais, malgré son humour, et un certain culot, l'ex-entraîneur de l'OM ne convainc guère le président, quand il tente de l'embrouiller sur ses conditions de rémunération. Le montage suspect était destiné à échapper au fisc ­ qui le redresse alors de 1,4 million d'euros ­ et contre qui il dit mener «des matchs à neuf contre onze», qu'il prétend parfois gagner...

De ce premier jour d'audience, on retiendra enfin un moment touchant : le président de la Ligue de football professionnel, Frédéric Thiriez, partie civile, a indiqué, sans rire, qu'il tente de «restaurer l'image et la réputation du football». On doit le féliciter, car c'est un triomphe total.

libération

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Re: L'OM des affaires...

Message par Invité le Mar 14 Mar - 20:41

Procès de l'OM: avec le transfert de Moses, le coup d'envoi est donné
mar 14 mar, 19h17


agrandir la photo
MARSEILLE (AFP) - Le véritable coup d'envoi du procès des transferts suspects à l'Olympique de Marseille entre 1997 et 1999, a été donné mardi, lors de la deuxième journée, avec l'examen du transfert le plus emblématique, celui d'Arthur Moses.

Le transfert de cet attaquant ghanéen, du Fortuna Düsseldorf (D1 allemande) à l'OM pour 12 millions de francs (1,8 M EUR), à l'issue d'un montage complexe entre trois clubs et des intermédiaires basés au Liechtenstein, aurait donné lieu à une majoration afin de verser des rémunérations occultes.

La justice soupçonne l'ancien entraîneur Rolland Courbis d'en avoir été l'un des bénéficiaires.

Après avoir évolué au Nigeria, Moses, né au Ghana en 1973, avait été engagé par Düsseldorf grâce à son agent allemand, Rolf Wegener, également poursuivi. En juillet 1995, il était prêté à Toulon qui ne pouvait en 1997 lever son option d'achat et cédait cette option à l'OM.

"Ces joueurs africains, lui assène le président Turbeaux, ils ont un peu le statut de domestiques ? On a le sentiment que le joueur, vous l'avez nourri, blanchi et que vous vous êtes fait rémunérer sur l'entretien, cela paraît invraisemblable".

Crâne chauve, regard et attitude sévère, Wegener, qui recrutait des joueurs africains sur place avant de les caser dans des clubs européens, explique, aidé par son interprète, que "Moses, c'est un risque que j'avais pris, j'avais eu huit joueurs sous contrat et tous n'ont pas réussi". Wegener se paie ainsi sur le joueur, Moses lui reversant 30 à 40% de ses salaires.


Mais si Moses, dindon de la farce, a bien signé à l'OM, il n'a jamais vu la couleur de la prime occulte de signature de 2 millions de francs qui lui était destinée. Une somme pour laquelle la justice soupçonne Rolland Courbis d'avoir organisé une majoration artificielle.

Explication du mécanisme: en mai 1998, l'OM faisait une offre de transfert définitif de 3 millions de marks, soit 9,9 MF. Quelques jours plus tard, le club allemand recevait des Girondins de Bordeaux une offre d'achat "bidon", selon l'accusation, du joueur de 2 millions de dollars (environ 12 MF), envoyée par son directeur sportif Charles Camporro. La justice soupçonne Camporro, d'avoir agi à la demande de Courbis afin de donner une survaleur au joueur.


"Quand j'ai envoyé ce fax à Düsseldorf, j'estimais que cela pouvait permettre à l'OM de gagner du temps dans la négociation", explique Camporro, qui a démissionné en février de ses fonctions aux Girondins.

"Vous avez été le porte-plume de Courbis ?", lui demande le président. "Oui, sûrement", acquiesce Camporro. "Vous avez conscience que ce document a une valeur juridique ?", poursuit le président. "Oui, cela a empoisonné huit ans de ma vie", répond le petit homme.

"Je pense bien faire à ce moment-là en téléphonant à Camporro pour verrouiller le joueur et tranquillement négocier", assure Courbis, très volubile.

Pour Jean-Michel Roussier, alors président-délégué, mis en examen pour abus de biens sociaux, l'initiative de Courbis relevait d'un comportement de "connerie boulimique". "Je lui ai demandé de s'expliquer, cela n'avait pas de sens", ajoute-t-il.

Quant à Robert Louis-Dreyfus, l'actionnaire principal du club, qui a passé une deuxième journée de procès plutôt calme, il plaide l'ignorance, n'ayant "aucun souvenir" d'avoir participé à une réunion avec Wegener et Roussier. "Etiez-vous informé de la rétrocession à Moses ?", tente le président. "Non", répond-il sobrement.

Mercredi, le tribunal devrait examiner le transfert du FC Barcelone à l'OM de l'ex-international français et champion du monde, Laurent Blanc.

yahoo.fr

Il nous a bien enculé à mon avis Courbis.

KeKe
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Re: L'OM des affaires...

Message par KeKe le Mer 15 Mar - 9:50

Vu sur Opiom :angry: :angry:


Arthur Moses, l’homme qui valait 13MF


« On n’est pas dans un monde normal à Marseille ». La phrase est lâchée par Jean-Michel Roussier, ex-président délégué de l’OM entre 1995 et 1999, à la barre de la 6ème Chambre Correctionnelle de Marseille, face au vice-Procureur de la République Marc Cimamonti.
Aujourd’hui, elle prenait toute sa dimension.

Le transfert du ghanéen Arthur Moses se veut révélateur d’un système durant ladite période de1997 à 1997. Surfacturations de la part du club, fausses offres d’achat pour gonfler le prix du joueur, suspicion sur les nombreux intermédiaires qui agitent ces transactions financières pas vraiment comme les autres. Et surtout, un argent qui coule à flot, symptômatique de la gestion de RLD à cette époque. Il ne regarde pas le montant demandé par les dirigeants qu’il a mis en place, il ne gère pas vraiment tout ça lui-même, n’est pas présent à Marseille et ignore donc beaucoup de choses , ce qu’il n’hésite pas à répéter dès lors que le président lui demande un éclairageprécis.

Des agents qui n’en sont pas, des sociétés qui encaissent le montant des transferts, des sociétés off-shores à gogo, un Courbis suspecté de s’être servi au passage pour complémenter des salaires etc… voilà le menu de cette deuxième journée d’audience.

Les prévenus sur cette affaire Moses sont RLD, Jean-Michel Roussier, Charles Camporro (ex-directeur sportif aux Girondins) mais surtout Rolland Courbis et Rolf Wegener, un mystérieux agent de joueur non-agréé FIFA. Il est question de faux en écriture et usage, de commissions occultes. Wegener est prévenu de retrocession de fonds via un Cabinet d’avocats, Engl&Tilmann basé à Dusseldorf, qui est censé être mandaté par le club propriétaire pour traîter les transactions financières. Un mélange des genres toutà fait interdit en France.

Rolf Wegener, citoyen allemand, a exercé des activités dans son pays mais aussi à Monaco de 1997 à 1999. Il crée Pointline à Lagos (Nigéria) avec un ami avocat. C’est une société dont le siège est basé au Liechtenstein et ayant pour vocation de gérer le sponsoring de joueurs africains alors libres de droits. Logés blanchis et nourris, ces joueurs doivent en retour une partie de leurs salaires et des primes à Rolf Wegener. Ils sont la propriété de Pointline et ont un statut de domestiques. Ce fût le cas d’Arthur Moses.
Wegener et Courbis se connaissent depuis le transfert de Moses à Toulon, où Courbis fût entraîneur.

Arthur Moses a fait l’objet de 2 transactions entre l’OM et son club d’alors, le Fortuna Dusseldorf. Prêté à l’OM en 1997 puis transféré en 1998, cette double transaction met en avant la part d’ombre régnant autour des mouvements financiers à l’OM.

En 1996/1997, il est prêté par Dusseldorf au FC Toulon, pour la somme de 400 000F. Mais le club varois n’a pas les moyens de le conserver et cède son option d’achat à l’OM jusqu’au 30 juin 1997 .

Moses signe un contrat de prêt à l’OM avec un salaire de 120 000F/mois, le 12 août 1997. La date de l’option d’achat éest passée et le montant versé pour l’opération s’élève à … 3Millions de francs !
Ce transfert est matérialisé par un contrat de la LNF, signé par Jean-Michel Roussier et le président de Dusseldorf. Marseille possède aussi une option d’achat, à lever entre le 15 et le 30 mai.
Le contrat est signé par Roussier et Dreyfus le 17 octobre 1997 : 3 MF sont versés à Engl-Tilmann, mandaté par le Fortuna Dusseldorf pour le prêt du joueur.
Selon un protocole daté du 12 août, si Fortuna n’a pas de proposition d’achat au 14 mai98, l’OM peut recruter Moses pour 3MF.
Une autre clause, la plus importante, mentionne que si une proposition supérieure était formulée, l’OM devra s’aligner. L’offre ne peut dépasser 10MF. L’OM devra donc verser dans ce cas 7MF s’il veut lever l’option. (3Mf+7M).

Comment un joueur prêté pour 400 000 F à Toulon peut-il valoir 3MF pour le même prêt à l’OM ?
« La valeur d’un joueur ne dépend que de la taille du portefeuille de l’acheteur » justifie JM Roussier. Ce contrat, pas vraiment intéressant pour l’OM, a par contre interessé ses dirigeants.
C’est d’autant plus étonnant car le joueur visiblement ne faisait pas l’affaire sur le terrain non plus. « à 10 MF, s’il fait une bonne saison, ce n’est pas un risque » lance Roussier, avant de tenter une comparaison osée avec le transfert de Didier Drogba. :rofl: :rofl: :rofl: :rofl:


Le règlement FIFA impose un règlement direct au club : les sommes ont été versées à l’intermédiaire Rolf Wegener et au cabinet Tilmann. Avec une fausse naïveté, le Président Turbeaux fait remarquer la singularité de la transaction : « Est-il normal de payer quelqu’un qui n’est pas contractant ? » Car dans l’histoire, le club de Dusseldorf n’a rien touché.

Autre fait étonnant : les dirigeants marseillais n’ont jamais cherché à savoir où était parti l’argent. Une imprudence qui aiguise la suspicion de la Chambre.
D’autant que la FIFA impose un agent français aux club hexagonaux… l’OM a réglé le montant à un cabinet d’avocats étrangers.Légal ailleurs mais pas en France.

L’intermédiaire qui jouerait le rôle de l’agent, Rolf Wegener, n’est pas agréé FIFA mais est mandaté par le club pour gérer les intérêts de Moses.Il est mandaté par le club et conseiller de Moses alors qu’il n’est pas agent.Le club de Dusseldorf a mandaté Engl&Tilmann pour la transaction. Légal là-bas, pas ici.

Les dirigeants marseillais semblent ne jamais avoir rencontré les dirigeants du Fortuna, ni le cabinet Tilmann, et n’est pas passé par les services d’un agent puisque Wegener n’en a pas le statut. « Je trouve que ça ne fait pas très sérieux » lâche le Président, devant le manque de rigueur du staff de l’OM.

La convention du 12 août 97 dispose aussi d’une clause fourre-tout : « Les termes sommes de transferts ou montant des transferts reprennent la somme des trasferts proprement dits, ainsi que d’autres prestations éventuelles convenues en récompense du transfert du joueur. »

De ce montage financier, RLD affirme ne rien savoir. Ni que le versement n’avait pas été effectué vers le club vendeur. RLD pensait que le mandat du cabinet Tilmann était légal.
RLD a pourtant signé ce document, alors que d’habitude, il ne le fait pas.
Pierre Dubiton, ancien expert-comptable de l’OM, affirme avoir refusé pendant 1 mois de signer l’ordre de versement. Il a pourtant signé un ordre comparable, pour le transfert de Victor Agali.
Le Fortuna Dusseldorf n’a pas pris part aux négociations. Le club a juste été « informé » selon Wegener.

Autre fait étrange : L’OM engage Arthur Moses alors que le club n’est pas vraiment intéressé par ce joueur « honnête joueur de banc et de vestiaire » selon Roussier. Rolland Courbis veut Ibrahima Bakayoko, le joueur d’Everton. Courbis compte selon ses dires à propos de Moses, mais est convaincu que le joueur va signer ailleurs et que l’OM va le perdre. 10MF lui semble une somme normale pour ce joueur « qui serait devenu une vedette après 10 buts inscrits ».

Pour ne pas être doublé, l’OM fait signer un contrat à Arthur Moses et le garde sous le coude, « le garde au chaud » selon Roussier. La facture datée du 24 août 1998, révèle un montant de 13MF. Aucune trace du cabinet Tilman n’apparaît.



Pourquoi Arthur Moses a-t-il coûté si cher ?
La surévaluation du joueur est la conséquence d’une étrange cuisine. Du jour au lendemain, le prix du joueur passe de 3 à 10MF. La faute à une option d’achat apparemment volontairement non-levée...et à deux fausses offres de clubs concurrents.
Le but est d’incorporer dans le prix du transfert la prime au joueur (3 ou4MF), comme mentionné dans la clausse fourre-tout évoquée plus haut. R. Courbis connaissait les termes de la convention. Moses a affirmé avoir eu une promesse de prime de 2MF, jamais payée.

A compter du 15 juin 1998, date butoir de l’option d’achat, le prix sera de 9MF. 3 MF ont déjà été versés lors du prêt du joueur à l’OM la saison d’avant. 9MF sont payés en août.
3MF réglés en 97 + 4MF en 1998 + 5 MF en 1999 = 12MF versés à Tilman et Wegener, pas au club de Dusseldorf…

Mais le processus pour en arriver là est tout bonnement hallucinant :
L’OM est informé le 6 mai par Tilmann d’une offre formulée par un club même pas nommé pour Moses. Un offre de 3M de deutchmarks. C’est là que Rolland Courbis commence à craindre le départ du joueur dans un autre club. Mais cette offre est bidon.
Courbis demande à son ami bordelais Charles Camporro de faire une offre pour Moses. Un fax est envoyé le 14 mai, la veille de la date-butoir, au Fortuna pour signaler l’intérêt de Bordeaux pour Arthur Moses, pour un prix de 2M de Dollars (10MF). (somme équivalente aux 3M de Marks)

L’offre girondine est d’autant plus surprenante que Charles Camporro n’est non-seulement pas intéressé par le joueur…mais il n’a pas non-plus le pouvoir de le faire signer.
Courbis jure qu’il ne pensait pas « attirer des emmerdes à son ami avec cette histoire ». L’ancien directeur sportif de Bordeaux dit avoir fait cela « pour faire gagner du temps à l’OM ».

A aucun moment, les dirigeants de l’OM n’ont fait savoir au Fortuna Dusseldorf que l’offre bordelaise n’était pas valable ! RLD évoque son absence de Marseille et dit ne pas avoir « souvenance » ni des conditions ni de la prime à Moses. Enfin si, mais « beaucoup plus tard », contrairement à ce qu’il avait déclaré quand l’instruction l’a entendu.
Le prix du joueur n’était pas un problème pour lui. Il aurait donné l’argent nécessaire.




Le cheminement de l’argent de Marseille

C’est l’intermédiaire Rolf Wegener, via sa société Pointline, qui perçoit les 3MF relatifs au prêt de Moses pour la saison 97/98. Un compte bancaire ouvert à Monaco le 29 septembre 1997 par Wegener est crédité d’une somme correspondant aux 3M versés par l’OM. La somme provient du cabinet Tilman…

Et c’est Wegener qui perçoit donc l’argent dû à Point man. Un personne physique encaisse un versement destiné à une personne morale sans le justifier. Wegener retirera 1,296MF en liquide.

Wegener fera plusieurs opérations franchement louches aux yeux de l’accusation :
en novembre 98 le cabinet Tilmann crédite 1,5MF sur ce compte monégasque. 692 500 F seront retirés en espèces par Wegener.
Le 23 décembre, Tilmann vire encore 2MF.
Le 6 juin, 4,5MF sont virés à une société panaméenne… ce montant correspond au dernier virement de l’OM à Tilmann. Il est aussi question d’une société basée dans les Iles-vierges Britanniques… « Vous y allez souvent ? » demande le vice-procureur Marc Cimamonti ! « Vous devriez » conseille-t-il à Rolf Wegener !


Pourquoi autant de société offshore ? Pour l’exhonération fiscale certes, mais surtout afin de cacher la destination finale de l’argent…

La Chambre soupçonne le versement de compléments salariaux à Rolland Courbis, sources de rémunération occulte. Rolland Croubis crie au complot, se montre offensif envers « les mutins » comme il se plait à dénommer ceux qui, parmi les dirigeants auraient été selon lui jaloux de sa réussite.
RLD déclare qu’il croit Courbis « sur parole » et se dit « convaincu que Rolland Courbis n’a rien touché sur les transferts de joueurs ». Preuve de sa confiance, à chaque réunion provoquée par des soubresaults internes, Rolland Courbis a vu son salaire augmenté.
La situation contractuelle de Rolland Courbis sera passée au crible dans les prochains jours.

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Re: L'OM des affaires...

Message par Invité le Sam 18 Mar - 21:51

Résumé de la première semaine par Opiom


Lundi 13 mars: Les prévenus sont présentés, le premier jour est bâtard.
On établit qu'énormément d'agent a circulé à l'OM durant cette période. Avec ou sans l'assentiment des supérieurs hiérarchiques, ce n'est pas encore la question centrale en ce premier jour.
On montre les circuits empruntés par ce flux financiers : banques étrangères, paradis fiscaux, destinataires difficiles à identifier, montages tortueux...

Mardi 14 mars : On constate les infractions financières, fiscales, le niveau de légalité des procédures engagées par l'OM.
Des agents non agréés , des faux agents, des intermédiaires illicites qui perçoivent de sommes indues... sur le dos de l'OM. Il se rémunèrent entre eux.
Courbis et les agents tremblent.
Les primes au départ accordées par l'OM ne sont pas légales puisque c'est là le club vendeur qui indemnise le joueur dans l'illégalité totale.
Le rôle des agents et intermédiaires est mis en lumière.

Mercredi 15 mars : Courbis est sur le grill. Le mélange des genres lui joue des tours.
Preuve est faite qu'il a touché de l'argent. Pas celui de l'OM se défend il, mais les intimes conviction du Président convergent toutes dans la même direction. Courbis favorise la circulation d'argent dans des voies peu orthodoxe. Il arrose tout le monde comme il fût lui-même rétribué pour services rendus.

Jeudi 16 mars : Les directeurs financiers et autres présidents délégués s'avèreraient être des hommes de paille, dont le réel pouvoir est remis en question par le président Turbeaux...
La responsabilité de RLD remonte peu à peu. Roussier se défend bien et démontre qu'il ne fait rien sans que RLD ou JR Angeloglou ne soient au courant. L'argument consistant à dire qu'il se tient loin de tout cela perd en crédibilité. Il passe pour un irresponsable.

vendredi 17 mars : Courbis et Dreyfus mis à mal, leur connivence tend à être démontrée. Le milliardaire et Rolland se grillent comme il faut devant le président.
Un intermédiare illicite balance cette histoire de repas arrosé, dont le seul effet reste de prouver que RLD est déjà intervenu au moins une fois dans les négociations...




Analyse de la semaine sans rentrer dans les détails
Le Président Turbeaux s'amuse avec les prévenus. Se sert des uns pour renvoyer les autres dans leurs cordes...
Ca marche bien. En une semaine, Courbis et RLD n'ont plus une ligne de défense tenable.
On regrette que les joueurs ne soient pas entendus. Car ils restent les principaux bénéficiaires de cet argent.
On voit bien la difficultés manifestes que rencontre un club français pour concurrencer les autres pays d'Europe, fussent-ils moins riches. Les grands joueurs coûtent cher. Mais les mauvais aussi, et c'est cela qui est gênant dans cette période...
L'épisode du faux appel d'offre par Camporo tend à montrer que l'OM n'a pas le monopole de l'illégalité, même s'il en a fait une spécialité.

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Re: L'OM des affaires...

Message par Invité le Mar 21 Mar - 12:29

Diawara à l'OM, ou le billard à trois bandes



en savoir plus
Portraits (I) Jean-Michel Roussier et Robert Louis-Dreyfus
Portraits (II) Licio d'Onofrio





20 Minutes | édition du 21.03.06

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Quand le foot tourne au billard. Le tribunal de Marseille s'est penché hier sur le transfert vers l'OM de Kaba Diawara. L'attaquant quitte Bordeaux pour Arsenal en janvier 1999, avant de venir à l'OM en juillet de la même année. Dès janvier, Rolland Courbis a flairé le bon coup. Robert Louis-Dreyfus (RLD) se souvient : « Il est venu me voir pour me dire que Diawara était transférable, que Bordeaux, notre concurrent direct pour le titre, ne nous le vendrait jamais et que la solution était de passer par Arsenal. » Les négociations Bordeaux-Arsenal et Arsenal-OM sont menées en parallèle par l'agent du joueur, Jean-François Larios. Un contrat entre Diawara, une des sociétés de Larios et RLD transite par fax entre l'hôtel de Courbis, sur le Vieux-Port, et le Standard de Liège, où RLD assiste à un match. Quelqu'un a signé pour Dreyfus, mais on ne sait pas qui c'est.

Entre temps, l'OM travaille à ce que l'affaire reste secrète. A tel point que Guy d'Arbonneau, directeur financier de l'OM, apprendra le transfert par le barman de l'hôtel Sofitel et en écrira une note courroucée à Jean-René Angeloglou, bras droit de Dreyfus. « On ne voulait pas qu'il y ait de fuites à Marseille, ça devait rester confidentiel », justifie RLD. Vincent Turbeaux, président du tribunal, n'est pas convaincu : « Quand on connaît l'implantation de Courbis à Bordeaux, c'est impossible que les Girondins n'aient pas été au courant. Ils ont peut-être joué la surprise pour faire passer la pilule à leurs supporteurs. »

Idem pour Arsenal : quel intérêt le club anglais avait-il dans ce montage ? « Ils paient 300 000 francs de frais d'agent à Larios et avancent 35 millions pour le transfert pendant les six mois où Diawara joue à Arsenal », s'étonne Vincent Turbeaux. Tout s'emboîte si on table sur l'action de Larios, motivé par une forte commission. Après l'arrivée de Diawara à l'OM, Larios touchera 1,8 million de francs.

Frédéric Legrand

Oh les vieilles magouilles... :blink:
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