Foot -ESP - Luccin :«L'Atletico a faim de titres»
Arrivé en Espagne lors de la saison 2001-2002 (Celta Vigo), Peter Luccin devrait entamer sa quatrième année avec l'Atletico Madrid. Sauf transfert de dernière minute, l'ancien joueur de l'OM et du Paris-SG visera l'Europe au terme de cette nouvelle saison. Le deuxième club madrilène s'est donné les moyens d'y parvenir avec les arrivées de Reyes, Forlan ou encore de Simao. S'il reconnaît que son équipe est un ton en dessous du FC Barcelone ou du Real Madrid, il souhaite néanmoins s'inspirer de la réussite «
modeste» du FC Séville. «
Pour nous, c'est LE modèle à suivre».
«Peter Luccin, l'Atletico Madrid s'est beaucoup renforcée durant l'intersaison (arrivées de Reyes, de Forlan ou encore de Simao). Pensez-vous qu'elle sera en mesure de jouer le titre cette saison ?Au titre, je ne sais pas. Il y a tout de même des équipes comme Barcelone, le Real ou encore Valence qui sont encore devant nous. En tout cas, ce qui est sûr, c'est que cette saison, on n'a pas le droit à l'erreur. On se doit au minimum d'accrocher une qualification pour une compétition européenne. L'an dernier, on a failli rentrer directement en Coupe de l'UEFA. Finalement, on se retrouve à jouer l'Intertoto.
Pour éviter que cela se reproduise, il fallait recruter. C'est ce que les dirigeants ont fait. Ces arrivées conjuguées au départ de Fernando Torres marquent-ils la fin d'un cycle ?Ce qui est sûr, c'est que Fernando, c'était le symbole de cette équipe. Je pense qu'il a pris la bonne décision en rejoignant un grand club comme Liverpool. Ici, à Madrid, il avait beaucoup de responsabilité, peut-être trop... Il ne faut pas oublier que c'est un jeune joueur. Au moins, en Angleterre, il pourra se concentrer uniquement sur son jeu pour progresser. Après, en ce qui concerne son départ, c'est vrai que c'est une grande perte pour le club. Mais bon, je pense que les dirigeants ont bien recruté. On a des individualités beaucoup plus fortes qu'auparavant. Ce qu'il faut désormais, c'est travailler ensemble pour trouver une osmose et des automatismes. D'une bonne équipe, on doit devenir une très bonne équipe.
Peut-on parler de « dream team » lorsqu'on évoque votre équipe ?Non, je ne crois pas. Ces qualificatifs, on va les laisser à des équipes comme Barcelone qui ont recruté des joueurs du calibre de Thierry Henry. Nous, il faut que l'on reste humble. Le meilleur exemple, c'est celui du FC Séville. Depuis deux ans, ils avancent avec modestie et on peut s'apercevoir que cela paye. Pour nous, c'est LE modèle à suivre.
Concrètement, quels seront les objectifs du club cette saison ?Comme je l'ai dit tout à l'heure, une qualification européenne en championnat, ça serait pas mal. Après, on a la Coupe de l'UEFA, si on se qualifie, et la Coupe du Roi qui devraient nous permettre de nourrir quelques ambitions, même si on sait que cela sera difficile. Quand on voit le niveau de la Coupe de l'UEFA cette saison avec des équipes comme le Bayern Munich, Tottenham ou encore Lens.... Ça risque de donner lieu à de belles batailles ! Ce qui est sûr, c'est qu'on va jouer pour la gagne. L'Atletico a faim de titres.
En fin de saison dernière, vous nous déclariez ne pas savoir si vous alliez poursuivre l'aventure avec l'Atletico. Qu'en est-il aujourd'hui ?Il me reste un an de contrat... Les dirigeants m'ont proposé de prolonger. Pour l'instant, je réfléchis. A 28 ans, je trouve que c'est normal d'étudier toutes les possibilités qui s'offrent à moi. Il y en a pas mal... Barcelone s'est notamment manifesté à un moment. J'ai trouvé ça flatteur. Maintenant, à l'heure actuelle, ma priorité, c'est l'Atletico. Je souhaite évoluer dans un grand club. Les dirigeants m'ont prouvé qu'ils sont ambitieux. Dans ma tête, c'est du 70/30 en faveur de l'Atletico....»
Recueilli par Emery