Foot - Bleus - Ils sont fans de Mandanda
Même exilé à Londres, Samir Nasri se dit le premier supporter de l'OM. Le nouveau protégé d'Arsène Wenger à Arsenal ne reçoit pas les chaines françaises mais se tient au courant à distance des performances de son ancien club et plus particulièrement celles de son ami Steve Mandanda, tout simplement extraordinaire depuis le début du Championnat. Samedi contre Sochaux (2-1), sa prestation a été époustouflante. Le
Gunner n'est pas surpris. «
Il y a un an, j'avais poussé pour que les dirigeants le prenne. J'ai toujours cru en lui. C'est un bosseur qui ne se repose pas sur ses acquis. Il confirme son statut et a su rester humble. Il est cool.» Les deux joueurs, qui ont passé une saison ensemble à l'OM, s'apprécient beaucoup. Lundi, à Clairefontaine, c'était l'heure des retrouvailles puisque Nasri avait manqué en août le rendez-vous de Göteborg (3-2) en raison d'une blessure. «
Avec Steve, on parle de l'OM et on se chambre pas mal.»Domenech : «Mes choix se justifient»Le Milanais Mathieu Flamini, ancien Marseillais et ex-joueur d'Arsenal, est également élogieux concernant le portier formé au Havre. «
Les Bleus et l'OM ont la chance de l'avoir. Dans un match, c'est souvent lui qui fait la différence. Dans les moments difficiles, ça soulage une équipe de l'avoir derrière. C'est un très bon gardien.» Même Raymond Domenech, qui n'aime habituellement pas mettre un joueur en exergue, est revenu sur l'explosion de Mandanda, dont la première sélection remonte au 27 mai 2008 contre l'Equateur (2-0). «
Mes choix se justifient, a affirmé le sélectionneur
. Cela fonctionne bien. Il justifie pleinement la confiance qu'on lui a accordé.»
Troisième dans la hiérarchie à l'Euro après avoir déboulonné Landreau, Steve Mandanda se retrouve aujourd'hui dans la peau du numéro un des Bleus. D'autant que Grégory Coupet, non retenu contre la Suède, n'a de nouveau pas été appelé pour les deux premiers matches en Autriche, samedi, et contre la Serbie, le 10 septembre au Stade de France. «
Je le suis», assure un Domenech qui n'a toutefois pas vu le match de l'Atletico contre Malaga (4-0). Coupet y était titulaire pour la première fois depuis son arrivée à Madrid. «
Vu le résultat et ce qu'il a eu à faire durant la partie, je n'ai au moins pas perdu mon temps», a-t-il lâché avant de conclure : «
Je suis content qu'il ait rejoué et repris sa place.» Mais cela suffira-t-il pour le revoir en Bleu. Rien n'est moins sûr.
- D. Mi. à Clairefontaine.NASRI, DROIT DEVANT
Un an et demi après avoir fêté sa première sélection contre l'Autriche (1-0), Samir Nasri devrait honorer samedi sa quinzième sélection en... Autriche, premier rendez-vous des qualifications à la Coupe du monde 2010. Le néo-Gunner nous parle de sa vie londonienne, de l'Euro raté des Bleus et du nouvel horizon qui s'offre à eux.
Samir Nasri a réussi son début de saison sous ses nouvelles couleurs. (Photo L'Equipe)
SUR LE MÊME SUJETLondres, Arsenal et Pirès...Marseillais pur souche et grande fierté du centre de formation de l'OM, Samir Nasri a quitté son cocon cet été pour vivre une autre aventure, à Arsenal, un autre club de coeur. Confortablement installé à Hampstead, quartier calme et bourgeois du nord-ouest de Londres, le meneur de jeu assure s'acclimater tranquillement à sa nouvelle vie. «
J'ai perdu un peu de soleil et la mer. Mais sans regret, il fait trop chaud à Marseille en ce moment», dit-il de sa voix fluette. La vie londonienne a ses charmes aussi. «
Je peux sortir tranquille, je ne suis pas harcelé. Les gens me saluent et ça s'arrête là.» Sauf que les supporters attendent de lui qu'il soit le nouveau Robert Pirès. «
C'est difficile à porter» assure-t-il. Pour se faire un nom au sein de ce club chéri des
Frenchies, il peut compter sur un homme : Arsène Wenger, un entraîneur «
proche des joueurs.» «
Il discute beaucoup avec nous avant et après les matches.» Et dans le jeu, Samir déroule déjà avec un but lors du premier match de Premier League bien qu'excentré sur le côté gauche. «
Jouer à Arsenal, c'est beaucoup de bonheur, reconnaît-il
. Ça va me permettre de me rapprocher encore un peu plus du niveau international. En Angleterre, le jeu est assez physique.
Il y a beaucoup plus d'intensité et de mouvement qu'en France». Il a également appris la rugosité du jeu anglais, lui qui s'est frotté samedi à Joey Barton, le dur à cuire des Magpies. «
C'est le championnat anglais, il faut s'y faire... Je m'y suis préparé.»
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L'Euro : «Pas en faire un mélodrame»A l'Euro, Samir Nasri n'a joué que 29 minutes, 13 contre la Roumanie (0-0) et 16 face à l'Italie (0-2). Ce match contre la Nazionale reste un souvenir particulier mais pas traumatisant. «
Je m'en suis vite remis car c'était un changement tactique. J'ai très bien compris la décision du coach. Je n'allais pas en faire un mélodrame. Dans ces cas là, il faut savoir mettre son ego de côté.» D'un point de vue plus général, Samir Nasri parle sans fard des erreurs commises durant cette compétition, qui s'est révélée être un véritable fiasco. «
Beaucoup d'entre nous sont arrivés très fatigués. Sur le terrain, on n'a pas su montrer notre vrai visage et nous n'avons pas joué à notre niveau. Et il n'y a pas eu la même compréhension entre les jeunes et les cadres.» L'Euro a été digéré et tous les joueurs se sont donnés le mot pour surtout «
ne pas répéter les mêmes erreurs». «
On a l'esprit un peu revanchard et envie de bien faire», ajoute-t-il sur le sujet.
« L'Autriche, très difficile !»Quand on évoque la Coupe du monde en Afrique du Sud, Samir Nasri a les yeux qui pétillent. «
Il faudra y être», lance-t-il sans avoir le besoin de développer. Le match amical en Suède (3-2, il était forfait) a lancé les nouveaux Bleus, appelés à être notamment plus offensifs. «
A Göteborg, on a retrouvé une équipe avec un vrai état d'esprit». Mais les cadres ne sont plus là. «
A nous de nous révéler mais cela ne veut pas dire que l'on va devenir des leaders du jour au lendemain». Makelele et Thuram absents, Nasri préfère ne pas s'étendre sur le sujet. «
Titi (Henry) et William (Gallas) sont là pour prendre le relais. Titi est un leader naturel. » Et l'Autriche, le premier adversaire ? «
Très difficile, à l'image des autres. La Serbie, ce ne sera pas simple non plus. Cette équipe a des joueurs de qualité. Et il faudra ensuite aller jouer en Roumanie, où il est toujours très compliqué de s'imposer».