02/02/2009 00:59
Foot - L1 - Saint-Etienne - Perrin : « On a été volés »Sur le plan personnel, Alain Perrin, l'entraîneur du doublé, assure ne
rien retenir de son retour au stade de Gerland sous d'autres couleurs.
En revanche, l'entraîneur des Verts a beaucoup de choses à dire sur
l'arbitrage et la manière dont l'ASSE a, selon lui, «
été volée» contre Lyon (1-1), dimanche, avec au passage quelques allusions sur les influences de Jean-Michel Aulas à ce sujet.
« Alain Perrin, quel commentaire vous amène ce match ?Je
pense que ce soir, on a été volés de trois points par l'arbitre.
Parfois, il y a des situations confuses. Là, il n'a aucune circonstance
atténuante. Il ne veut pas siffler car il se sent mal par rapport à
l'exclusion de Piquionne. Celui-ci s'est mis à la faute tout seul. Si
maintenant, il faut faire des compensations et changer les règles parce
qu'il y a un expulsé, on n'en finit plus.
On vous sent très remonté.Ce
n'est déjà pas facile de jouer Lyon à Gerland. Mais quand en plus
l'arbitre s'en mêle, ça devient vraiment compliqué de faire un résultat
ici. A partir du moment où il y a pznalty sur un crochet de
l'adversaire et qu'il laisse délibérément jouer alors qu'il est à dix
mètres de l'action, c'est que l'arbitre, à un moment donné, est sous
influence.
De qui ?Ecoutez, à Lyon, on sait qui
domine. A un moment, mettre la pression sur les arbitres, ça sert à
quelque chose quand on joue à domicile.
Vous visez directement Jean-Michel Aulas ?Oui
bien sûr, il le sait, il se reconnaîtra. Il met la pression, il l'a
toujours mise. De temps en temps, ça porte ses fruits. J'aurais bien
aimé voir la situation inverse de l'autre côté. Ici, c'est compliqué.
Vous n'avez pas attendu ce soir pour le découvrir ?Non ce n'est pas nouveau, mais on ne va pas épiloguer sur l'arbitrage. C'est comme ça. On a eu d'autres motifs de frustration.
Lesquels ?Dans
le jeu. Je pense qu'il y avait la place pour marquer un autre but. On
n'a pas toujours fait les bons choix, notamment en deuxième période à
onze contre dix. On manque de percussion offensive pour remporter un
match à notre portée. Idem en termes de combativité. Ce n'est pas
encore suffisant pour s'élever à un niveau européen dans les duels. On
est irréguliers, on commet des erreurs qu'on devrait éviter. Dans la
situation où on est, on chasse tous les points. En prendre à Lyon,
c'est du bonus. Il y avait la place de prendre trois points. Mais ce
n'est pas sur un déplacement chez des équipes comme Lyon que se jouera
le maintien, mais sur notre capacité à gagner des matches à domicile.
A titre personnel, que retenez-vous de votre retour à Gerland ?Rien
à titre personnel ! Je suis l'entraîneur d'une équipe qui n'a pris
qu'un point et qui est frustré de ne pas en avoir pris trois. C'est
tout. Avant le match, je signais des deux mains pour en prendre un.
Mais les circonstances du match auraient dû nous permettre de prendre
les trois. La suite nous dira si on est sur la bonne voie.
Votre nom n'a pas été sifflé par le public lyonnais. Avez-vous été surpris ?C'était
une agréable surprise. Ils ont fait preuve de reconnaissance par
rapport au travail que j'ai fait l'an dernier. Maintenant, je suis venu
avec la casquette d'entraîneur des Verts. Je n'aurais pas été surpris
par des sifflets. Ça montre que le public est intelligent. »
Recueilli à Lyon par Sylvain LARTAUD
Je dois pas être le seul à prendre de la coke...
